M.R.A.P. 87 Comité local Limoges-Haute-VienneA la suite d'un arrêt de la Cour Européenne des Droits de l'Homme...A la suite d'un arrêt de la Cour Européenne des Droits de l'Homme... libération de dizaines d'étrangers en zone d'attente L a Cour Européenne des Droits de l'Homme a condamné la France, le 26 avril 2007, pour défaillance dans sa procédure d'asile à la frontière (Le Monde, 11/05/07).La Cour lui reproche de ne pas accorder le droit à « un recours de plein droit suspensif » aux étrangers arrivant en situation irrégulière et déposant une demande d'accès au territoire au titre de l'asile. Ce recours est prévu par l'article 13 de la Convention Européenne des droits de l'homme. La cour estime que le fait d'empêcher les individus d'exercer ce droit est une atteinte à la liberté individuelle et donc contraire à la convention. La cour relève que les demandeurs d'asile dont l'administration rejette la demande d'accès au territoire ont la possibilité de saisir le juge des référés. Mais, « cette procédure, en dépit des garanties sérieuses qu'elle présente à priori n'a pas d'effet suspensif de plein droit, de sorte que l'intéressé peut en toute légalité être réacheminé avant que le juge n'ait statué ». Or, compte-tenu du risque de mauvais traitements lors du retour dans leur pays, la Convention EDH exige, dans son article 13, que la personne ait un recours de plein droit suspensif. Grâce à cet arrêt, les juges des libertés et de la détention ont remis en liberté les demandeurs d'asile maintenus dans la zone d'attente de Roissy. Une quarantaine d'entre eux ont ainsi été libérés. Les Juges des libertés et de la détention, compétents pour statuer en tant que gardien des libertés individuelles (mais ils n'ont pas compétence pour apprécier la procédure d'admission sur le territoire, ni la procédure d'asile)), ont su tirer toutes les conséquences de la décision de la cour. Ainsi, la décision d'une instance européenne a effet direct en France. La France a trois mois pour faire une demande de renvoi devant la grande chambre de la cour. Mais la réussite du renvoi paraît compromise car la décision de la Cour a été prise à l'unanimité. Alors que le nouveau Président de la République propose que le parlement prenne une nouvelle loi sur l'immigration, qui durcirait encore plus les conditions du regroupement familial, il ferait mieux de réformer la procédure d'asile à la frontière pour qu'elle soit conforme à la Convention Européenne des Droits de l'Homme. L'ANAFE (Association Nationale d'Assistance aux frontières pour les étrangers) est satisfaite de la décision de la cour mais reste inquiète par tous ceux qui ne sont pas présents devant les juges des libertés et de la détention et dont le sort est décidé par l'administration en moins de quatre jours. Elodie SUDRET. Article ajouté le 2007-06-20 , consulté 100 fois CommentairesMeninbike83 le 26/06/2008 à 15:46:22Voila le résultat !! La france, pays des droit de l'homme, dans l'incapacité d'accueuillir des populations en réelle détresse ! Mais pourquoi en arrive t'on la? La réponse est simple : Nos politiques (francais et européens) ont depuis plus de 30 ans refuser de gerer les flux migratoire qui prenne d'assault notre pays. De plus ils ont majoritairment contribué a ce que la france devienne une terre massive d'immigration grace a différentes lois absurdes et dangereuses pour la santé économique de notre pays (droit du sol et autre regroupement familial) Par ailleurs vos associations ont également permis de manipuler les mentalités en taxant de "raciste" toutes personnes qui tentait d'evoquer les problèmes liés a l'immigration non controlée. Dans quel but ? La réponse est simple mais personne ne veux l'entendre. Alors je tiens a remercier, sans manque d'ironie, votre association et toutes celles qui vous ressemble pour les torts que vous faites à notre nation. J'aimerais avoir une pensée toute particuliere envers les hommes, femmes et enfant en dangers de mort qui fuient leur pays et qui se retrouve dans des centres de retentions de maniere abusive. Tout ca parce ce qu'aujourdui notre président à le choix à la frontiere. Merci à lui et merci à vous! Jérémy, Limoges LiensVoir les articles de la catégorie " LE MRAP EN HAUTE-VIENNE N° 150 (juin 2007) "Retour aux articles |