M.R.A.P. 87 Comité local Limoges-Haute-Vienne29 avril 2005, au Lycée Suzanne Valadon...Thérèse, qui travaillait aux Assurances Sociales, entre à Gnome-et-Rhône en 1943 pour se mettre au service du réseau Combat dirigé par Pierre Planteligne. Employée au Service de la paye, elle peut accéder à tous les services et cela lui permet de distribuer discrètement tracts et journaux clandestins. Elle « vole » du papier, de l'encre, elle ronéote dans les sous-sols de l'usine. Le 4 janvier 1944, sur dénonciation, la Gestapo arrête plusieurs résistants à Gnome-et-Rhône, parmi eux, Thérèse. Mais son action de résistante n'est pas terminée : Elle résiste aux propositions, aux coups : elle ne parle pas. Elle résiste quand elle a la possibilité de s'enfuir du train qui l'emmène à Compiègne et qu'elle laisse sa place à une femme juive. Elle résiste dans le convoi qui met trois jours pour arriver à Ravensbrück. Elle résiste toujours au camp de Ravensbrück, dans les marécages, dans le froid et lorsqu'elle découvre les fours crématoires ou les bâtiments baptisés « nursery » dans lesquels les enfants et les bébés attendent la mort. Elle résiste encore à Holleischen où elle est envoyée en Kommando. La résistante, Thérèse Menot est libérée en mai 1945. Elle est devenue une déportée rescapée, comme 3000 autres françaises parmi les 10 000 déportées à Ravensbrück. Elle a promis à ses compagnes qui n'ont pas survécu qu'elle témoignera… et depuis des années, elle explique, elle parle aux élèves de ce qu'elle a vécu, elle raconte l'horreur supportée au quotidien, avec des mots simples, mais si émouvants.
Article ajouté le 2007-11-15 , consulté 80 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " LE MRAP EN HAUTE VIENNE N° 152 "Retour aux articles |