M.R.A.P. 87 comité local Limoges et Limousin

La déclaration universelle des droits de l'homme

Le 10 décembre 1948 était proclamée par la nouvelle Assemblée des Nations Unies, issue de la victoire sur la barbarie nazie, une déclaration solennelle - dans la continuité des Déclarations des Droits de l’Homme de la Révolution française - qui, aujourd’hui encore, constitue le socle des droits fondamentaux, tant de la personne humaine que des peuples. Les deux pactes du 16 décembre 1966, ratifiés dix ans plus tard - relatifs d’une part aux droits civils et politiques, d’autre part aux droits économiques, sociaux et culturels - ainsi que de nombreuses conventions internationales (de l’ONU, de l’OIT…) sont venus compléter et renforcer l’universalité de droits dont la violation partout dans le monde, en particulier par les pouvoirs politiques, interroge et défie les citoyens.

Notre mouvement s’inscrit dans le nécessaire bilan de ces soixante années de combats pour les droits fondamentaux :

Lutte contre toutes les formes de racisme en France et dans le monde, singulièrement contre l’antisémitisme dans la continuité de la résistance au fascisme et au nazisme ; contre l’apartheid ; contre tous les génocides ; contre le racisme anti-immigrés exacerbé par les guerres de décolonisation ; contre le racisme antimusulmans arc-bouté sur le concept de « choc des civilisations » ; contre les discriminations dans tous les domaines de la vie sociale ; contre le rejet raciste dont sont victimes les Tsiganes, les gens du voyage, lesSintis et les Roms migrants sur l’ensemble du continent européen ; contre le reflux des migrants aux frontières Est et Sud de l’Union Européenne…

Campagnes pour l’égalité des droits et la citoyenneté en France et dans l’U.E. et, plus particulièrement, pour le droit de vote des ressortissants des pays tiers ; pour la régularisation de tous les Sans-Papiers ; pour l’annulation de la Dette ; pour une relation de solidarité entre les peuples du Nord et du Sud du Monde ; pour la reconnaissance des droits des peuples en lutte, en particulier au Moyen Orient… (…)

Convaincu « que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité », nous ne cesserons de soutenir les peuples et les organisations démocratiques qui prennent parfois des risques vitaux pour « l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère ».

Partageant la conviction « qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression », nous entendons renforcer notre engagement au service des droits des migrants et des immigrés, tels que définis par les grands instruments internationaux. Nous demandons la ratification par la France et l’Union Européenne de la Convention Internationale pour les Droits de tous les Travailleurs Migrants et des membres de leur famille du 18 décembre 1990.

Nous poursuivrons inlassablement nos efforts, en coopération avec tous nos partenaires de la société civile et en relation avec les élus, pour « encourager le développement de relations amicales entre nations » et entre communautés humaines, fondées sur la justice et le respect des droits et des libertés.

Parce que « le premier des droits de l’Homme est le droit à la vie », nous poursuivrons notre combat inlassable pour l’abolition universelle de la peine de mort. Nous demandons que soit reconnu comme priorité absolue le droit fondamental de la personne humaine à l’alimentation et à l’accès à l’eau potable pour tous, ainsi que le droit à la paix. Nous continuerons à œuvrer pour le règlement pacifique des conflits dans le respect du droit international et pour le désarmement.

A l’ère d’une mondialisation qui exacerbe les inégalités entre les peuples et entre les personnes, favorise les violations massives des droits universels ainsi que l’embrasement de zones entières de la planète.

Des forces de progrès humain et de solidarité sont aussi à l’œuvre à travers le monde et constituent les fondements de notre espoir pour demain, pour qu’enfin les droits proclamés ne restent plus lettre morte.

Communiqué du National

Paris, le 5 décembre 2008

10 décembre 1948 - 10 décembre 2008, 50e anniversaire de

LA DECLARATION UNIVERSELLE

DES DROITS DE L’HOMME



24/03/2009
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